Cela fait un moment que j'ai écris ceci. Je ne l'ai jamais publié, parce qu'il était trop personnel et que j'avais peur qu'il soit mal interprété. Tout ceci est très loin pour moi, aussi bien dans le temps que dans la tête, donc je n'en souffre plus. Je le publie,parce qu'il n'en reste pas moins important.
Il y a des personnes qui ont traversé ma vie, et qui y ont joué un rôle important, malgré eux. Certaines de ces personnes ne sont plus là, mais je pense à elles. J'aime leurs souvenirs et j'accorde une attention particulière à tout conserver pour ne jamais oublier. Je ne m'attarde pas dans le passé, bien au contraire, mais j'aime me remémorer. Si certaines personnes m'ont fait souffrir, elles n'en restent pas moins importantes, dans le sens où elles m'ont marquées.
La dernière fois, j'étais assise dans le froid, alors que le jours déclinait, et je me suis rappellée quand je sortais du collège, et comme j'avais hâte que la journée se termine pour enfin le retrouver.Puis pour attendre son appel, une fois rentrée. On parlait tard, très tard, et c'est souvent que l'on s'endormait au téléphone, bien qu'on avait horreur de ça tous les deux, mais le fait que l'on soit ensemble, nous rassurait. J'ai toujours pensé que c'est moi qui lui ferait du mal un jour et pas lui. Et je suis tombée de haut quelques mois ensuite. Il m'avait trahi, lui, lui qui avait promis que jamais il ne me ferait de mal, que sa vie elle se ferait avec moi mais pas sans moi.
Comme j'ai pu souffrir pendant longtemps, un peu moins d'un an, de sa cruauté, de son indifférence... J'étais pathétique à attendre. Attendre que tout redevienne comme avant. Pour lui j'étais son jouet. Il aurait pu me demander n'importe quoi je l'aurais fait. J'arai pu mourir pour lui, devenir un assassin, aller en prison, je m'en foutais,tant que quelqu chose d'infime me reliait à lui, et pourvu qu'il ne m'oubliât pas. Comme c'était inhumain de sa part, de me faire espérer, puis de me rejeter ensuite. J'étais vraiment dans un sale état, ne sachant jamais si je devais être heureuse,pleurer, espérer ou abandonner. J'étais perdue et je ne pensais plus à moi, mais seulement à lui, rien qu'à lui. Je m'enfermais pour lu, je ne faisais rien à moins qu'il me l'ait demandé. J'étais sa prisonnière, moi qu'on dit libre et indépendante. Il avait réussi à me mettre à ses pieds, alors que personne n'y avait jamais réussi.
J'ai aimé notre histoire. J'ai aimé le rencontrer, l'aimer, et entendre tout ce que nous nous disions. C'était magique. Je me suis donnée toute entière. Pour lui, pour nous. Je croyais en nous. Lui, a tout détruit en une seconde, quand pour plaisanter, je lui ai demandé si il m'aimait, et que lui m'a dit, calmement, "écoute, non je ne t'aime plus, nous deux il aut que ça s'arrête." "Mais pourquoi?" Et il n'y avait eu aucune réponse à ce pourquoi.
Je me souviens comme j'ai eu mal, comme j'ai pleuré, et toutes ces nuits infernales et sans fin, au goût de larmes et de désespoir, et comme tout le monde s'écroulait sous mes pieds, comme toute la misère du monde me tombait dessus, moi , si amoureuse, mais au fond si conne. Parce que j'avais tout prévu pour lui. Je ne voyais que lui et n'envisageait rien d'autre. Mon avenir, mes études, étaient en fonction des siennes, pour qu'on ne se sépare plus. Je ne voyais que lui, et rien que lui, et je m'y perdais. Je n'étais plus rien quand il m'a quittée, parce que je m'étais oubliée moi-même. Comme c'était douloureux le retour à la réalité...
Et le lendemain, il est parti en vacances avec sa nouvelle princesse, comme si tout ça ne le touchait pas, comme si rien de nous deux n'avait existé. Tout ce qu'on avait construit, il l'avait balayé de sa vie, sans douleur et sans larmes. Et c'était terrible, inhumain, cruel. La vague de douleur était énorme. Et je me devais de faire bonne figure devant tout le monde. Malgré tout ça. Je n'en pouvais plus, je ne voulais plus. J'étais dans un état d'apathie intense, et j'étais dans l'incapacité de me confier, de demander de l'aide. Tout le monde était heureux, moi je me mourrais. Dans l'âme, dans le corps. J'étais épuisée.
Comment aurais-je pu prévoir? Malgré tout, je n'ai jamais réussi à lui en vouloir. J'ai préférer garder les bons moments, et tenter d'oublier, même si il reste encore des traces... Aujourd'hui, on dit qu'en amour je ne fais pas d'efforts... Ce n'est pas un manque de volonté, mais juste la peur qui me ronge, de re-souffrir à nouveau, de redevenir comme avant, et je ne le veux pas. Je me revois encore, vidée de tout, prisonnière de mon propre chagrin, et de toutes les conséquences.
Car il y a eu des bons moments, peut-être trop... Notre rencontre, et ce coup de foudre amical, puis la naissance de sentiments réciproques, tous les mots, les regards, les gestes, l'amour, les promesses et les projets... Cette façon de nous protéger l'un et l'autre, ce couple que l'on formait et qu'on nous enviait, et notre fierté de nous aimer. C'était beau, c'est vrai. Peut-être trop, et pas fait pour durer. Je n'ai rien vu venir, mais tu m'as aidé à grandir, à ne plus faire d'erreurs. J'ai profité, et toi aussi.
J'ai entendu récemment une chanson qui m'a fait étrangement pensé à notre histoire. Le tunnel d'or, de Aaron. Parce que cette chanson, ces paroles, ce sont tout à fait celles que j'ai pu ressentir et que j'aurai aimé t'écrire pour que tu comprennes... M'aurait - tu seulement entendue?